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Lundi 1 septembre 2008

 

     Le 15 septembre 2007, j’écrivais un article sur le grand-challenge. Comme j’avais pu alors l’expliquer, le but était de concevoir un avion de ligne devant voler en 2058 et ayant des caractéristiques assez exceptionnelles. Ce projet était en outre une compétition de la NASA, cela signifie que plusieurs universités d’un peu partout dans le monde allaient concourir et que notre travail serait jugé relativement aux propositions des autres équipes. Je vais essayer de décrire notre travail succinctement et sans trop de détails techniques. 

     Commençons par le commencement : pourquoi voulons-nous donc de nouveaux avions ? A cela plusieurs réponses. Il faut déjà réaliser l’importance de l’aviation pour l’économie mondiale ; en effet, elle crée chaque année 880 milliards de dollars de richesse. Arrêter de voler signifierait que les informations, les biens et les personnes mettraient beaucoup plus de temps pour se déplacer. Ceci fait que, malgré la progression du numérique, il est prévu que le trafic aérien soit au moins doublé durant les 25 prochaines années. Evidemment, un tel développement doit être accompagné d’une évolution  radicale des technologies afin de limiter l’impact environnemental inhérent. Il faut donc parvenir à diminuer les émissions, le bruit, etc. Mais en plus de cela, il faut être capable d’utiliser des pistes plus courtes afin de ne pas avoir à construire de nouveaux aéroports et d’utiliser les infrastructures existantes. Tout ceci doit être accompagné d’une réflexion sur ce que sera le monde en 2058, quels seront les carburants à notre disposition, quel aura été le développement des infrastructures ferroviaires, etc. Enfin la sécurité des passagers ne peut être compromise et doit rester la priorité.

     Avant de parler du design de l’avion en lui-même, je vais aborder les opérations. La façon dont on utilise les avions a en effet une forte influence. Une des premières phases du vol que nous avons abordée est l’approche. C’est en effet l’une des phases du vol la moins optimisée. Aujourd’hui, un avion voulant se poser va effectuer plusieurs paliers entre son altitude de croisière et le sol. Ceci fera donc qu’il sera obligé de réduire les gaz puis de les remettre, ce à plusieurs reprises. La solution pour y remédier est la « Continuous Descent Approach » (CDA). Dans ce cas, l’avion commencera son approche à la distance idéale de l’aéroport et utilisera un taux de descente constant, ce avec le réacteur  au repos. Ceci permettra de diminuer le bruit aux abords des aérodromes ainsi que les émissions. Une autre phase du vol que nous avons étudiée est la croisière. Pour cette phase nous avons observé les oiseaux migrateurs : ils volent en formation. Nous avons déterminé qu’une diminution de 20% de la consommation était atteignable si les avions faisaient la même chose. Afin de préserver la sécurité des passagers, ceci ne sera possible qu’avec une automatisation du pilotage et un suivi 4 dimensions (les trois dimensions plus le temps) des trajectoires. Enfin, une autre proposition que nous avons faite est de ne plus utiliser les réacteurs au sol mais des moteurs électriques entrainant directement les roues. 

 

 



 

 

 

 


     Parlons maintenant de l’avion en lui-même. Il est assez classique dans le sens où il est constitué d’un fuselage, d’ailes et de réacteurs. C’est plus dans les systèmes pris séparément que se trouvent les nouveautés. Déjà le fuselage est à section elliptique alors que les avions actuels ont en général des fuselages tubulaires à section circulaire.  Ceci permet de s’assurer que le fuselage contribuera lui aussi à la création de portance. Il y a trois engins de propulsion sur l’avion. Le premier est un réacteur à double flux assez classique qui sera placé au dessus du fuselage afin de diminuer le bruit au sol. Ce réacteur sera équipé des technologies les plus modernes possibles : découplage du compresseur et du fan, nouvelles chambres de combustion, etc. Le carburant utilisé sera un carburant liquide alternatif (probablement un bio-fuel nouvelle génération ou un fuel synthétique). Il y a aussi deux hélices situées aux bouts des ailes.  Celles-ci ont deux missions : ajouter de la puissance pour le décollage et la montée initiale, et accumuler de l’énergie et freiner l’avion pendant la descente et l’atterrissage. Etant donné que la puissance nécessaire en croisière est beaucoup moins importante que pour le décollage et que les hélices ne sont pas du tout optimales pour voler à Mach 0.78, elles seront équipées d’un système permettant de les replier en croisière afin de diminuer la trainée. Ces deux hélices seront entrainées par des moteurs électriques. L’utilisation de matériaux avancés (en particulier des nano-composites) nous permettra d’utiliser la structure de l’avion ou même les sièges comme batteries. Comme j’ai pu le préciser précédemment, des moteurs électriques propulseront aussi les roues. Enfin, la grande nouveauté de cet avion se trouve dans les ailes. Il a été décidé que nous utiliserions une architecture de type biplan. Nous avons en effet deux ailes superposées et décalées. Ceci permet d’utiliser des ailes beaucoup plus fines, à trainée limitée et aérodynamique optimisée. Enfin le fait qu’elles soient décalées permet de limiter l’interaction entre les deux ailes qui réduit la portance.



 

 

 

 

 

 

 


     Evidemment, ce projet ne signifie pas du tout qu’un tel avion volera un jour mais permet de nourrir la recherche et d’apporter la vision du problème que peuvent avoir huit étudiants venant d’horizons différents.

     Au final notre travail a été apprécié par la NASA car nous avons été classé premier avec une excellente note. Ceci nous a valu à tous une récompense NASA, une lettre de félicitation du sénateur de Géorgie Johnny Isakson, une invitation à présenter notre travail lors d’une conférence traitant du futur de l’aéronautique et enfin une publication officielle.

par Alexis publié dans : Aéronautique
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Mardi 8 juillet 2008


     Il est évident qu’une visite de la Louisiane aurait été incomplète si nous n’étions pas allés à la Nouvelle-Orléans. Cette ville mythique, connue pour le Jazz, le blues, la cuisine créole, Mardi Gras, est malheureusement aussi très réputée pour sa criminalité et le fait qu’elle ait été meurtrie par l’Ouragan Katrina en 2005.


     La ville fut fondée par les colons français en 1718 et son nom était en honneur du Duc d’Orléans (régent de France).  La ville située à l’embouchure du Mississipi était un comptoir de commerce idéal et détrônât vite Mobile. Le centre ville a été construit autour de l’église (qui allait devenir la cathédrale Saint Louis).

     En 1762, la ville passa dans les mains espagnoles. En raison de deux très importants incendies, le centre ville fut reconstruit en brique et tuile dans un style très hispanique.




    

     Ensuite, la ville revint sous le contrôle de la France en 1800 et fut enfin revendue aux Etats-Unis en 1803. Pour résumer, la ville appartint successivement  à la Couronne Française, à la Couronne Espagnole, à l’Empire français, aux Etats-Unis d’Amérique, aux états sécessionnistes et de nouveau aux Etats-Unis.

     Le centre ville est maintenant appelé le Carré Français. C’est un endroit très sympathique, avec des bars, restaurants, magasins, jazz clubs un peu partout.


 

   L’ambiance nocturne en fait l’une des villes américaines où il est le plus agréable de sortir le soir. Ceci fait aussi que c’est une ville à la réputation sulfureuse comme en témoigne cet amusant avertissement. Pour ceux qui se posent la question, je dirais qu'une bonne traduction de "loose women" serait "femmes faciles".


     Comme je l’ai déjà écrit précédemment, cette ville est connue comme étant le lieu de naissance du Jazz et le visiteur se doit donc d’assister à l’un des concerts de qualité proposés presque tous les soirs ; dans notre cas, nous avions décidé d’aller dans un des lieux les plus mythiques (mais donc touristique) : le Preservation Hall.

      Les bâtiments sont en grandes majorité de type espagnol ; il est toutefois possible de découvrir des maisons à l’architecture étonnante comme cette maison que je qualifierais de Provençale ou même des jardins magnifiques cachés au milieu des blocs.


     Finalement, une sortie vers le Garden District s’impose. C’est dans ce quartier que les plus belles maisons de la Nouvelle-Orléans sont regroupées, qu’un parc à la végétation luxuriante permet de se détendre après une folle soirée et même où l’on voit des voitures au goût douteux (mais tellement américain). 

 


par Alexis publié dans : USA
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Jeudi 3 juillet 2008
 

      Saint-Martinville est le chef lieu de la paroisse de Saint-Martin (et oui, en Louisiane, on ne parle pas de comtés (county) mais de paroisses (parish)). La ville est située sur le bayou Teche un peu au sud de Lafayette. Cette petite ville fut d’abord un comptoir de commerce français nommé : Attakapas Post. La façade avant de la mairie permet de voir les drapeaux des pays ayant possédé Saint-Martinville. On y voit le Royaume de France, le Royaume d’Espagne, la République Française, les Etats-Unis et les Etats sécessionnistes.

      Cette ville est considérée comme étant le lieu de naissance de la culture cajun. La ville fut d’ailleurs surnommée le «Petit Paris » et possède son théâtre parisien. Pour les personnes ne parlant pas anglais ; sachez que Saint-Martinville est parfaite pour vous ; en effet, une partie de la population est francophone.  D’ailleurs, ne cherchez pas « Main Street », ici il n’y a que la « Rue Principale ».

      La ville est connue pour son chêne d’Evangeline, dont l'histoire a été immortalisée dans un poème de Longfellow.



     

L’église Saint Martin de Tours est une des plus vieilles églises de Louisiane, elle a été fondée en 1765.


      Enfin, pour mes liseurs (lecteurs) les plus gourmands et ceux voulant vivre une vraie ambiance cadienne (cajun), il faut se rendre à Mulate’s  (prononcer à la française). Vous y dégusterez des classiques de la cuisine cadienne (cajun) : chevrettes (crevettes), crocodrie (alligator), écrivisse (écrevisse),   ouaouaron (grenouille), etc.  Dans la salle transformée en fais-dodo (salle de danse) vous danserez accompagnés de musique francophone et de musique à bras (accordéon). A la fin, vous payerez le commis de la barre (garçon de café) en piastres (dollars).

Voici enfin un petit exemple du français cajun.


 

par Alexis publié dans : USA
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Mercredi 2 juillet 2008


     Le lac Martin est un lake situé en Louisiane (et oui, encore…), un peu au sud de Pont-Breaux. Pour ceux qui sont intéressés, il est situé exactement par 30°13'19.33"N et 91°54'23.72"O. Je ne plaisante pas, le lac est très difficile à trouver, il se peut que ces coordonnées s’avèrent utiles (surtout pour ceux de mes lecteurs qui se dirigent encore à la montre, à la boussole et au sextant). Ce lac est un reste de l’ancien cours du Mississippi et est situé dans la zone des bayous.


     Passons maintenant aux choses sérieuses ; j’ai un conseil à donner à ceux qui passeraient dans le coin, ne manquez pas ce magnifique endroit. Mais qu’est ce qui fait donc de ce lac un si bel endroit. Dans un premier temps, je citerais une ambiance un peu glauque (les bayous furent utilisés pour le tournage de nombreux films d’horreur) renforcée par une flore étonnante. On trouve en effet de magnifiques cyprès chauves multi-centenaires ayant l’étonnante particularité d’avoir les pieds dans l’eau. Ceci les empêchant de respirer, ils se sont adaptés et utilisent donc des pneumatopodes pour chercher l’oxygène là où il se trouve, c'est-à-dire à la surface. On observe aussi, dans certains endroits, des kilomètres carrés de tapis vert à la surface de l’eau.


 

      Après la flore vient évidement la faune. En arrivant près du lac, les messages sont clairs : il faut faire attention aux alligators et ne pas les nourrir.


    










     Voici donc quelques photos de ces sympathiques animaux que nous avons croisés en très grand nombre. Trois des photos les montrent en train de prendre le soleil en faisant une petite sieste et la dernière montre un de ces spécimens nageant.



 

 

 


 


    Finalement, pour les ornithologues avertis, ce lac est un véritable paradis que je vous laisserais découvrir par vous-même. Ceux qui seraient intéressés par une balade sur le lac, je vous recommande de contacter Monsieur Norbert Leblanc (un vrai descendant d’acadien, francophone de naissance) qui vous skippera en petit comité à bord de son bateau passe-partout (avantage non négligeable, ne comptez  sur les nombreux alligators pour se montrer si vous utilisez un de ces rugissants hydroglisseurs emportant 20 passagers). Pour ce faire, patientez sur le bord du lac en attendant le monsieur ou appelez-le au 337-332-6546 ou 337-654-1215.


par Alexis publié dans : USA
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Mardi 1 juillet 2008