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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 21:23

 

     Le 15 septembre 2007, j’écrivais un article sur le grand-challenge. Comme j’avais pu alors l’expliquer, le but était de concevoir un avion de ligne devant voler en 2058 et ayant des caractéristiques assez exceptionnelles. Ce projet était en outre une compétition de la NASA, cela signifie que plusieurs universités d’un peu partout dans le monde allaient concourir et que notre travail serait jugé relativement aux propositions des autres équipes. Je vais essayer de décrire notre travail succinctement et sans trop de détails techniques. 

     Commençons par le commencement : pourquoi voulons-nous donc de nouveaux avions ? A cela plusieurs réponses. Il faut déjà réaliser l’importance de l’aviation pour l’économie mondiale ; en effet, elle crée chaque année 880 milliards de dollars de richesse. Arrêter de voler signifierait que les informations, les biens et les personnes mettraient beaucoup plus de temps pour se déplacer. Ceci fait que, malgré la progression du numérique, il est prévu que le trafic aérien soit au moins doublé durant les 25 prochaines années. Evidemment, un tel développement doit être accompagné d’une évolution  radicale des technologies afin de limiter l’impact environnemental inhérent. Il faut donc parvenir à diminuer les émissions, le bruit, etc. Mais en plus de cela, il faut être capable d’utiliser des pistes plus courtes afin de ne pas avoir à construire de nouveaux aéroports et d’utiliser les infrastructures existantes. Tout ceci doit être accompagné d’une réflexion sur ce que sera le monde en 2058, quels seront les carburants à notre disposition, quel aura été le développement des infrastructures ferroviaires, etc. Enfin la sécurité des passagers ne peut être compromise et doit rester la priorité.

     Avant de parler du design de l’avion en lui-même, je vais aborder les opérations. La façon dont on utilise les avions a en effet une forte influence. Une des premières phases du vol que nous avons abordée est l’approche. C’est en effet l’une des phases du vol la moins optimisée. Aujourd’hui, un avion voulant se poser va effectuer plusieurs paliers entre son altitude de croisière et le sol. Ceci fera donc qu’il sera obligé de réduire les gaz puis de les remettre, ce à plusieurs reprises. La solution pour y remédier est la « Continuous Descent Approach » (CDA). Dans ce cas, l’avion commencera son approche à la distance idéale de l’aéroport et utilisera un taux de descente constant, ce avec le réacteur  au repos. Ceci permettra de diminuer le bruit aux abords des aérodromes ainsi que les émissions. Une autre phase du vol que nous avons étudiée est la croisière. Pour cette phase nous avons observé les oiseaux migrateurs : ils volent en formation. Nous avons déterminé qu’une diminution de 20% de la consommation était atteignable si les avions faisaient la même chose. Afin de préserver la sécurité des passagers, ceci ne sera possible qu’avec une automatisation du pilotage et un suivi 4 dimensions (les trois dimensions plus le temps) des trajectoires. Enfin, une autre proposition que nous avons faite est de ne plus utiliser les réacteurs au sol mais des moteurs électriques entrainant directement les roues. 

 

 



 

 

 

 


     Parlons maintenant de l’avion en lui-même. Il est assez classique dans le sens où il est constitué d’un fuselage, d’ailes et de réacteurs. C’est plus dans les systèmes pris séparément que se trouvent les nouveautés. Déjà le fuselage est à section elliptique alors que les avions actuels ont en général des fuselages tubulaires à section circulaire.  Ceci permet de s’assurer que le fuselage contribuera lui aussi à la création de portance. Il y a trois engins de propulsion sur l’avion. Le premier est un réacteur à double flux assez classique qui sera placé au dessus du fuselage afin de diminuer le bruit au sol. Ce réacteur sera équipé des technologies les plus modernes possibles : découplage du compresseur et du fan, nouvelles chambres de combustion, etc. Le carburant utilisé sera un carburant liquide alternatif (probablement un bio-fuel nouvelle génération ou un fuel synthétique). Il y a aussi deux hélices situées aux bouts des ailes.  Celles-ci ont deux missions : ajouter de la puissance pour le décollage et la montée initiale, et accumuler de l’énergie et freiner l’avion pendant la descente et l’atterrissage. Etant donné que la puissance nécessaire en croisière est beaucoup moins importante que pour le décollage et que les hélices ne sont pas du tout optimales pour voler à Mach 0.78, elles seront équipées d’un système permettant de les replier en croisière afin de diminuer la trainée. Ces deux hélices seront entrainées par des moteurs électriques. L’utilisation de matériaux avancés (en particulier des nano-composites) nous permettra d’utiliser la structure de l’avion ou même les sièges comme batteries. Comme j’ai pu le préciser précédemment, des moteurs électriques propulseront aussi les roues. Enfin, la grande nouveauté de cet avion se trouve dans les ailes. Il a été décidé que nous utiliserions une architecture de type biplan. Nous avons en effet deux ailes superposées et décalées. Ceci permet d’utiliser des ailes beaucoup plus fines, à trainée limitée et aérodynamique optimisée. Enfin le fait qu’elles soient décalées permet de limiter l’interaction entre les deux ailes qui réduit la portance.



 

 

 

 

 

 

 


     Evidemment, ce projet ne signifie pas du tout qu’un tel avion volera un jour mais permet de nourrir la recherche et d’apporter la vision du problème que peuvent avoir huit étudiants venant d’horizons différents.

     Au final notre travail a été apprécié par la NASA car nous avons été classé premier avec une excellente note. Ceci nous a valu à tous une récompense NASA, une lettre de félicitation du sénateur de Géorgie Johnny Isakson, une invitation à présenter notre travail lors d’une conférence traitant du futur de l’aéronautique et enfin une publication officielle.

Par Alexis - Publié dans : Aéronautique
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 04:06


     Il est évident qu’une visite de la Louisiane aurait été incomplète si nous n’étions pas allés à la Nouvelle-Orléans. Cette ville mythique, connue pour le Jazz, le blues, la cuisine créole, Mardi Gras, est malheureusement aussi très réputée pour sa criminalité et le fait qu’elle ait été meurtrie par l’Ouragan Katrina en 2005.


     La ville fut fondée par les colons français en 1718 et son nom était en honneur du Duc d’Orléans (régent de France).  La ville située à l’embouchure du Mississipi était un comptoir de commerce idéal et détrônât vite Mobile. Le centre ville a été construit autour de l’église (qui allait devenir la cathédrale Saint Louis).

     En 1762, la ville passa dans les mains espagnoles. En raison de deux très importants incendies, le centre ville fut reconstruit en brique et tuile dans un style très hispanique.




    

     Ensuite, la ville revint sous le contrôle de la France en 1800 et fut enfin revendue aux Etats-Unis en 1803. Pour résumer, la ville appartint successivement  à la Couronne Française, à la Couronne Espagnole, à l’Empire français, aux Etats-Unis d’Amérique, aux états sécessionnistes et de nouveau aux Etats-Unis.

     Le centre ville est maintenant appelé le Carré Français. C’est un endroit très sympathique, avec des bars, restaurants, magasins, jazz clubs un peu partout.


 

   L’ambiance nocturne en fait l’une des villes américaines où il est le plus agréable de sortir le soir. Ceci fait aussi que c’est une ville à la réputation sulfureuse comme en témoigne cet amusant avertissement. Pour ceux qui se posent la question, je dirais qu'une bonne traduction de "loose women" serait "femmes faciles".


     Comme je l’ai déjà écrit précédemment, cette ville est connue comme étant le lieu de naissance du Jazz et le visiteur se doit donc d’assister à l’un des concerts de qualité proposés presque tous les soirs ; dans notre cas, nous avions décidé d’aller dans un des lieux les plus mythiques (mais donc touristique) : le Preservation Hall.

      Les bâtiments sont en grandes majorité de type espagnol ; il est toutefois possible de découvrir des maisons à l’architecture étonnante comme cette maison que je qualifierais de Provençale ou même des jardins magnifiques cachés au milieu des blocs.


     Finalement, une sortie vers le Garden District s’impose. C’est dans ce quartier que les plus belles maisons de la Nouvelle-Orléans sont regroupées, qu’un parc à la végétation luxuriante permet de se détendre après une folle soirée et même où l’on voit des voitures au goût douteux (mais tellement américain). 

 


Par Alexis - Publié dans : USA
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 17:18
 

      Saint-Martinville est le chef lieu de la paroisse de Saint-Martin (et oui, en Louisiane, on ne parle pas de comtés (county) mais de paroisses (parish)). La ville est située sur le bayou Teche un peu au sud de Lafayette. Cette petite ville fut d’abord un comptoir de commerce français nommé : Attakapas Post. La façade avant de la mairie permet de voir les drapeaux des pays ayant possédé Saint-Martinville. On y voit le Royaume de France, le Royaume d’Espagne, la République Française, les Etats-Unis et les Etats sécessionnistes.

      Cette ville est considérée comme étant le lieu de naissance de la culture cajun. La ville fut d’ailleurs surnommée le «Petit Paris » et possède son théâtre parisien. Pour les personnes ne parlant pas anglais ; sachez que Saint-Martinville est parfaite pour vous ; en effet, une partie de la population est francophone.  D’ailleurs, ne cherchez pas « Main Street », ici il n’y a que la « Rue Principale ».

      La ville est connue pour son chêne d’Evangeline, dont l'histoire a été immortalisée dans un poème de Longfellow.



     

L’église Saint Martin de Tours est une des plus vieilles églises de Louisiane, elle a été fondée en 1765.


      Enfin, pour mes liseurs (lecteurs) les plus gourmands et ceux voulant vivre une vraie ambiance cadienne (cajun), il faut se rendre à Mulate’s  (prononcer à la française). Vous y dégusterez des classiques de la cuisine cadienne (cajun) : chevrettes (crevettes), crocodrie (alligator), écrivisse (écrevisse),   ouaouaron (grenouille), etc.  Dans la salle transformée en fais-dodo (salle de danse) vous danserez accompagnés de musique francophone et de musique à bras (accordéon). A la fin, vous payerez le commis de la barre (garçon de café) en piastres (dollars).

Voici enfin un petit exemple du français cajun.


 

Par Alexis - Publié dans : USA
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 03:53


     Le lac Martin est un lake situé en Louisiane (et oui, encore…), un peu au sud de Pont-Breaux. Pour ceux qui sont intéressés, il est situé exactement par 30°13'19.33"N et 91°54'23.72"O. Je ne plaisante pas, le lac est très difficile à trouver, il se peut que ces coordonnées s’avèrent utiles (surtout pour ceux de mes lecteurs qui se dirigent encore à la montre, à la boussole et au sextant). Ce lac est un reste de l’ancien cours du Mississippi et est situé dans la zone des bayous.


     Passons maintenant aux choses sérieuses ; j’ai un conseil à donner à ceux qui passeraient dans le coin, ne manquez pas ce magnifique endroit. Mais qu’est ce qui fait donc de ce lac un si bel endroit. Dans un premier temps, je citerais une ambiance un peu glauque (les bayous furent utilisés pour le tournage de nombreux films d’horreur) renforcée par une flore étonnante. On trouve en effet de magnifiques cyprès chauves multi-centenaires ayant l’étonnante particularité d’avoir les pieds dans l’eau. Ceci les empêchant de respirer, ils se sont adaptés et utilisent donc des pneumatopodes pour chercher l’oxygène là où il se trouve, c'est-à-dire à la surface. On observe aussi, dans certains endroits, des kilomètres carrés de tapis vert à la surface de l’eau.


 

      Après la flore vient évidement la faune. En arrivant près du lac, les messages sont clairs : il faut faire attention aux alligators et ne pas les nou rrir.


    










     Voici donc quelques photos de ces sympathiques animaux que nous avons croisés en très grand nombre. Trois des photos les montrent en train de prendre le soleil en faisant une petite sieste et la dernière montre un de ces spécimens nageant.



 

 

 


 


    Finalement, pour les ornithologues avertis, ce lac est un véritable paradis que je vous laisserais découvrir par vous-même. Ceux qui seraient intéressés par une balade sur le lac, je vous recommande de contacter Monsieur Norbert Leblanc (un vrai descendant d’acadien, francophone de naissance) qui vous skippera en petit comité à bord de son bateau passe-partout (avantage non négligeable, ne comptez  sur les nombreux alligators pour se montrer si vous utilisez un de ces rugissants hydroglisseurs emportant 20 passagers). Pour ce faire, patientez sur le bord du lac en attendant le monsieur ou appelez-le au 337-332-6546 ou 337-654-1215.


Par Alexis - Publié dans : USA
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 02:59


     En s’éloignant un peu du centre ville de Bâton-Rouge, il est possible de visiter deux lieux vraiment intéressants. Le premier est le LSU Rural Life Museum. Ce musée reconstitue ce qu’étaient la vie des habitants de la Louisiane au XIXème siècle. Il est en particulier possible de voir comment vivaient les acadiens, les esclaves, les maîtres, les libres de couleurs, etc. Le second est la Magnolia Plantation qui est une très belle maison typique de l'architecture coloniale.

     La  première maison devait être celle d’une famille vivant en Louisiane depuis longtemps. Son architecture est typique avec en particulier une ouverture parallèle au vent dominant traversant la maison de part en part et permettant de l’aérer durant les chaudes journées d’été. Celle-ci abritait certainement une modeste famille d’agriculteurs.

     Evidement, il serait impossible de parler de la Louisiane du XIXème siècle sans présenter les conditions de vie dans les plantations. Une plantation comprenait généralementune maison de maître.  Celle-ci était surtout habitée l'été; les propriétaires vivaient en général à la Nouvelle Orléans durant l'hiver.  La famille qui y vivait était suffisamment riche pour posséder un terrain conséquent et les employés et esclaves pour le cultiver. La maison présentée ci-dessous est celle de la Magnolia Plantation (il n’y a pas de maison de maître au LSU Rural Life Museum).

     La personne venant ensuite était le contremaître. C’est lui qui surveillait les esclaves et s’assurait que le travail avançait correctement. Sa maison était assez spacieuse.

     Puis venait la zone réservée aux esclaves. Ceux-ci se serraient dans de toutes petites cabines. Ils avaient leur propre chapelle, l'une de celle où naquit le rite gospel. Evidement le confort n’était pas au rendez-vous-même si la plupart des maîtres prenaient tout de même soin de ces esclaves qui étaient leurs employés et qui coûtaient particulièrement cher.


      Enfin, ces deux derniers bâtiments étaient séparée des habitations pour éviter les incendies. Le premier était la cuisine et le second  permettait de faire le sirop de sucre de canne. Un feu était entretenu sous trois bassines de plus en plus petites et de plus en plus chaudes afin de transformer le jus en sirop au bout de quelques heures de cuisson.

Par Alexis - Publié dans : USA
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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 01:44
 

     Notre voyage en Louisiane a commencé par la visite de Bâton-Rouge, la capitale de l’Etat. La ville a été fondée en 1718 par les français qui lui donnèrent ce nom après avoir découvert de nombreux bâtons peint en rouge des indiens de la région.  Cette ville n’a pas de réel intérêt excepté peut-être un impressionnant Capitole. Ce bâtiment est le plus grand capitole des Etats-Unis. Il a été construit par et pour un gouverneur un peu mégalomane et mesure 137 mètres de haut.


    Il est aussi possible de voir l'ancien capitole ayant une architecture néo-gothique médiévale étonnante.

    

     Enfin, les rives du Mississipi accueillent deux souvenirs guerriers en mémoire des Boys tombés au combat: le destroyer USS Kidd, héros de la seconde guerre mondiale et de la guerre de Corée ainsi qu’un F-8 Crusader souvenir de la guerre du Vietnam.


Par Alexis - Publié dans : USA
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 18:26


        Pour ceux qui ne connaissent pas le kitesurf, voici un petit film de présentation. L’objectif est, pour le surfer, de se faire tracter par une voile de cerf-volant. En prenant correctement les vagues et en profitant des rafales de vent, il est alors possible de faire de magnifiques sauts : la preuve en image.

 


 

Par Alexis - Publié dans : Aéronautique
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 02:58


        Après une visite de la rigoriste Nouvelle-Angleterre, il était nécessaire de visiter une partie des Etats-Unis un peu plus sympathique, je parle évidement de la Louisiane ! Car comme certains le savent déjà, cette partie des Etats-Unis demeure très imprégnée de la culture française. Dans un premier temps, un rapide rappel historique s’impose. Apres la découverte des Amériques, les pays européens se sont précipités vers le nouveau continent afin d’y établir leurs comptoirs. En 1682, Cavelier de la Salle explorant le bassin du Mississipi, décide de donner à cette région le nom de Louisiane en l’honneur du Roi-Soleil. La région en question n’a rien à voir avec la Louisiane d’aujourd’hui, elle s’étend en effet des Grands Lacs jusqu’au golf du Mexique pour une surface totale de 2 144 476 km² (soit près d’un quart des Etats-Unis aujourd‘hui).

 


        Au milieu du XVIIIème siècle, ces « salauds d’anglais » expulsent d’Acadie les francophones (environ 18000 personnes), dont 300 arriveront en Louisiane. A cela, il faut aussi ajouter les esclaves francophones venus des Caraïbes ou d’Afrique. En 1803, c’est donc un pays  imprégné de la culture française que Napoléon vend au jeune état américain pour 15 millions de dollars (ce qui équivaut à environ 400 milliards de dollars aujourd’hui…).

 

       






 

 

 

 



 

        Aujourd’hui, la Louisiane n’est qu’un Etat parmi d’autre mais qui a encore l’agréable particularité d’être un tout petit peu francophone et surtout de conserver une identité française donnant un charme tout particulier aux balades entre Bâton-Rouge et la Nouvelle-Orléans. Espérons que le temps qui passe n'aura pas raison de qu’il reste de ce petit bout de France.

 



Par Alexis - Publié dans : USA
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 23:05


    Après les chutes Niagara, nous nous sommes enfoncés dans l’Ontario en direction de Toronto. Cette visite fut surtout marquée par le fait que nous avons eu très froid. Il est vrai que pour nous, pauvres habitués au climat subtropical d’Atlanta, avions un peu oublié ce qu’étaient les températures inferieures à zéro. En raison de ces basses températures, il existe une ville sous la ville permettant de parcourir des dizaines de kilomètres sans avoir à mettre le bout du nez dehors et tout en ayant accès à de nombreux magasins et restaurants. Malheureusement pour nous, étant donne que nous étions Dimanche, tout était fermé, et Toronto semblait complètement morte. Apres plusieurs heures passées à rechercher où pouvaient donc être les habitants de Toronto, nous avons fini par trouver ; ils étaient tous au même endroit : dans un immense centre commercial ; probablement la sortie dominicale du canadien…

 


    Evidement, nous avons aussi profité de notre journée pour nous balader et pour admirer la fierté canadienne : la CN Tower.  Cette tour haute de plus de 550 mètres fut la plus haute structure autoportante du monde avant d’être dépassée en 2007 par le Burj Dubaï encore en construction. Il faut avouer que c’est assez impressionnant…



   


















 

 



    Nous avons aussi pu voir, à notre plus grand étonnement, un pseudo-château médiéval, probablement la lubie d’un milliardaire un peu trop excentrique.



 

Par Alexis - Publié dans : Voyage
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 03:54

    Après notre visite de Boston, nous avons repris un avion jusqu’à Buffalo. De là, c’est en voiture que nous avons parcouru les quelques kilomètres qui nous séparaient d’un des plus beau poste frontière du monde : les chutes du Niagara. Nous arrivions donc par le côté américain et comme malheureusement nous pouvions nous y attendre c’était l’industrie touristique. Sans surprise il y avait immeubles, hôtels, parkings, restaurants… à foison. Par contre, de ce côté ci, il y avait des arbres et des parcs plutôt sympas. Après avoir trouvé une place de parking, nous nous dirigions vers les chutes. Avant même de les voir, nous pouvions entendre leur sombre grondement et voir apparaitre la volute d’eau les surplombant. Alors que nous étions en amont des chutes, la puissance du phénomène pouvait déjà être appréhendée. Pour information, le débit est environ égal à 2800 mètres cube par seconde ; ceci équivaut à environ 2800 tonnes d’eau par seconde, ce sur une hauteur de plus de 50 mètres.



    Ensuite, nous avons continué en direction des chutes américaines et de la chute du voile de la mariée. Sans surprise, c’est vraiment magnifique, on est ébloui par ce mélange de rocs, d’eau, de glace.



   

    Nous avons ensuite traversé la frontière, par le pont situé un peu en aval des chutes reliant les villes de Niagara Falls, New York, USA, à Niagara Falls, Ontario, Canada. Du côté canadien, le paysage est bien plus intéressant. En effet, à l’encontre de ce que nous, français, pourrions supposer, la partie américaine est préservée alors que la partie canadienne est horriblement construite. Ceci fait donc que depuis le Canada, la vue est bien plus jolie.

 

 



 

Par Alexis - Publié dans : USA
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 05:01


    Evidement, lors de notre séjour à Boston, nous nous devions de passer au moins par une université. Nous avions l’embarras du choix. Boston est l’une des villes des Etats-Unis les plus étudiante (je ne parle ici que des vrais villes pas des villes/universités où la ville n’existe que par et pour l’université). A titre d’exemple évocateur, il faut savoir que le nombre de publications dans le domaine de la médecine à Boston est supérieur à celui de la France entière. Les deux universités les plus prestigieuses sont Harvard et le MIT. Les deux sont en fait en banlieue de Boston dans la ville de Cambridge. Fondée en 1636 (je ne savais pas qu’il existait des trucs aussi vieux aux states ;-) ), Harvard est la plus ancienne université des Etats-Unis et est certainement la plus réputée dans le monde. Elle est première de nombreux classements, possède un budget pharaonique a formé un nombre de personnalités impressionnant (M. Roosevelt, M. Kennedy, M. Obama, Mme Bhutto, Jacques Chirac…) et une pléthore de prix Nobel. Malgré cela, en tant que scientifiques, notre choix s’est porté vers le Massachusetts Institute of Technology. Bon j’avoue que ce n’est pas si mal non plus.


    Le MIT est considéré comme étant la première université du domaine de l’ingénierie aux Etats-Unis (et même dans le monde). Il y a tout de même une bonne soixantaine de prix Nobel qui y ont étudié. Comme il est possible de le voir sur cette première photo, la première chose qui vient à l’esprit en voyant le principal bâtiment du campus est modestie. Malheureusement, à part ce bâtiment, le campus n’est vraiment pas très intéressant. Les bâtiments n’ont que peu d’intérêt architectural et la proximité avec ce qui semble être des entrepôts et des usines gâche un peu les choses.


    C’est néanmoins avec intérêt que nous sommes allés visiter la School of Aerospace Engineeering. Comme celle de Georgia Tech, elle fait partie des « Guggenheim schools ». En plus clair c’est l’un des premiers endroits où l’aéronautique fut enseignée. Il nous a évidement été impossible de ne pas poser devant les logos du MIT aeris et astra.



Par Alexis - Publié dans : USA
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 00:41

 


    Après de longs mois durant lesquels seuls mes collègues de travail ont pu me lire, me revoici pour de nouvelles aventures dans le nord des Etats-Unis, puis au Canada et même en Louisiane. Evidement je ne peux ni ne veux tout écrire d’un coup. Je vais aujourd’hui me contenter de Boston.

 


    Tout d’abord un rapide aperçu de ce qu’est Boston s’impose. Boston est la capitale de l’état du Massachusetts qui est lui-même situé au nord est des Etats-Unis dans ce qui est parfois encore appelé la Nouvelle Angleterre. Cette ville fut fondée en 1630 par des colons anglais fuyant la ville de Boston en Angleterre. Elle s’est rapidement développée et est aujourd’hui une capitale intellectuelle majeure des Etats-Unis.



    La balade dans le centre ville permet de voir la différence entre Boston et les autres villes américaines : la ville n’est pas organisée en damier. C’est formidable pour un européen : enfin on a l’impression d’être dans une ville qui vit : comme à la maison. Il est aussi intéressant de noter que la ville a conservé une partie de ses anciens bâtiments permettant au visiteur d’observer des contrastes saisissants entre les églises du XVIIIème et les gratte-ciels de la seconde moitié du XXème. Pour ceux qui désirent découvrir l’ensemble des endroits marquants du centre ville de boston, rien de plus simple, il suffit de suivre le « freedom trail ». Ce chemin gravé dans le sol de Boston permettra de réviser les classiques de la révolution américaine (Boston Tea Party, massacre de Boston…) ou encore de la guerre froide et ses abris anti-nucléaires.



















 

  





 






    Enfin, d’une façon plus anecdotique, Boston est une capitale du homard. Pour tout ceux qui rêvent de s’offrir une peluche en forme de homard, c’est la ville idéale. Pour ma part, je me suis contenté de la bestiole dans un restaurant du port. 


 

  

 


 

Par Alexis - Publié dans : USA
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 05:10


    Afin de marquer la fin de la première moitié du semestre, et pour améliorer notre connaissance de la trop riche culture américaine, nous avons décidé, avec quelques amis, de nous rendre à un Monster Truck Show. Le résumé pourrait se faire en trois mots : CO2, Décibels, ridicule…mais bon, dans mon amour de l’information objective, je vais essayer de décrire en détail ce que nous avons vu.

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    Le spectacle était dans un stade qui normalement accueille les matchs de basket. Pour notre spectacle, le stade était aux deux tiers plein. Quand nous sommes arrivés, une chanteuse nous rappelait ce qu’était la country américaine dans les années soixante. Après que le concert a été fini, la lumière s’est rallumée, et nous avons vu les Monster Truck près de l’entrée des sportifs. Du pickup, ces véhicules n’ont plus que la marque et la forme générale. Par contre, les roues sont gigantesques, les amortisseurs sont complexes et le moteur est monstrueux. Historiquement, les Monster-Trucks se sont développés pour faire de la publicité pour une entreprise de construction de véhicules. Ce spectacle d’écrasage de voiture a rapidement eu beaucoup de succès. Dans notre cas, les cinq voitures s’affrontaient par duels. Entre chaque épreuve, des divertissements étaient proposés.  Première animation, la course de karting, deux équipes s’affrontaient. Le suspense était époustouflant, en effet, l’équipe de Géorgie affrontait l’équipe de Floride et je vous laisse deviner qui a gagné (un indice, on était à Columbus en Géorgie).



    Nous avons aussi eu le droit à allégorie de la guerre pour la liberté dans le monde et la victoire du bien sur le mal. Deux voitures robots se crachaient du feu et se tiraient des pétards, très impressionnant.

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    La dernière épreuve du spectacle était le Free style. Pour cette épreuve, chacune des voitures devait effectuer un parcours et obtenir la meilleure note possible, en faisant des sauts les plus impressionnants possibles. Je vous laisse donc admirer le free style de l'immense "champion du monde" (c'est vraiment son titre) Grave-Digger. Comme vous pourrez le voir, c’est particulièrement bruyant.


 

    Le groupe d’européens que nous étions a été très déçu par le spectacle, nous avons trouvé cela ennuyeux et stupide. Mais bon, il faut croire que notre culture ne correspond pas à l’idéal américain. En effet, les américains que nous avons croisés à la fin de ce spectacle étaient ravis de leur soirée.

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    Pour être honnête, je considère que ces spectacles sont assez immoraux quand on considère que le réchauffement climatique est maintenant indéniable et que l’essence commence à manquer. Mais bon, il faut savoir faire des efforts quand on veut s’adapter à une nouvelle culture.

Par Alexis - Publié dans : USA
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 00:10


    Comme beaucoup le savent déjà et comme je l’ai précédemment rappelé, Atlanta a accueilli les Jeux Olympiques d’été 1996. J’avais, dans l’un de mes articles, décrit ce que Georgia Tech avait gagné grâce aux jeux olympiques ; je vais maintenant décrire une partie d’Atlanta qui conserve le souvenir de cet évènement : le Centennial Olympic park.

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    Ce parc est situé au sud de Georgia Tech, pas très loin du centre ville. C’était le centre névralgique des jeux olympiques, là où les stands étaient installés, les médailles remises, etc. Malheureusement, c’est aussi ici qu’explosa la bombe qui tua deux personnes et en blessa une centaine. Il est entouré entre autre par l’aquarium, le musée Coca-Cola, le Congres Center, etc.

Olympic_park2.jpg Olympic_park.jpg

 













 
    Depuis le parc, il est possible de voir le Georgia Dôme qui accueille de  nombreux évènements sportifs depuis 1992. Ce bâtiment fait parti de ceux qui ont été touchés par une tornade hier (vs. presse…), interrompant d’ailleurs un match de basket.

Georgia_Dome.jpg

 

    Chose rare aux Etats-Unis, on trouve aussi un monument en hommage à un Français : Pierre de Coubertin. Il est sans doute inutile de rappeler le rôle qu’il a eu pour le retour des JO, rôle expliquant sa présence ici.  

coubertin.jpg coubertin2.jpg

 
Par Alexis - Publié dans : Atlanta
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 04:09

    Lorsqu’on a la chance de pouvoir vivre pour quelques mois à Atlanta, il y a certains lieux qu’il est impossible de ne pas aller visiter. Cette semaine, je suis allé dans l’un de ces incontournables. Après l’aquarium de la Rochelle, après Océanopolis, j’ai donc visité l’aquarium d’Atlanta (Georgia Aquarium). Celui-ci est considéré comme étant le plus grand du monde. On peut y voir plus de 100000 animaux de 500 espèces différentes nageant dans plus de 30000m3 d’eau (soit en Système Français (SF) plus de 40 millions de bouteilles de vin). Certains des bassins dans lesquels nagent les poissons sont réellement impressionnants comme vont en témoigner quelques une des photos. Il y a aussi une attraction amusante dans cet aquarium, il est possible de toucher certains animaux (sous la surveillance des « animateurs). Ainsi ai-je touché une raie et un requin marteau.

poisson.jpg


    La grosse « attraction » de cet aquarium est la présence de quatre requins baleines : le plus grand poisson du monde. Ces gigantesques animaux sont impressionnants et semblent heureusement à l’aise dans leur immense piscine (rien à voir avec l’océan, mais bon...). Ils évoluent dans un bassin avec un grand nombre s’autres spécimens ichtyologiques: requins marteau, requin scie, raies...et une multitude d’autres poissons. Nous nous demandions d’ailleurs comment la cohabitation se passait si bien, en effet les requins marteau ne sont pas particulièrement végétariens (doux euphémisme).

requin_baleine_1.jpg requin_baleine_2.jpg

 



       
    Les bélugas font aussi parti des plus beaux animaux de cette collection. Les trois cétacés nagent avec dynamisme dans leur bassin et semblent sourire à leur public. Un autre bassin marque par sa taille : le bassin « récif corallien », dans lequel nagent de nombreux poissons dont quelques requins à pointes noires.

requin_pointe_noire.jpg beluga.jpg

 



       
    Enfin nous arrivons dans la partie « Mississippi » de l’aquarium. On peut y apercevoir quelques alligators du Mississippi. Ce sont de jolies bêtes, mais bon rien à voir avec les monstres que j’avais vu en Thaïlande. Je vous laisse en juger par vous-même (par photo ce n’est pas simple, il suffit donc de me faire confiance).

croco_ricain.jpg croco_thai2.JPG


croco_thai.JPG




 

   















    Finissons cet article par une petite note colorée : les poissons puis les algues ; suivi de la sérénité de la méduse.

couleurs_2.jpg couleurs_1.jpg














 
meduse.jpg

 
Par Alexis - Publié dans : Atlanta
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