Présentation

Catégories

Recherche

Derniers Commentaire

Recommander

Etudes

Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /Oct /2007 08:13

   
    J’ai remarqué que quelqu’un avait trouvé mon blog en tapant « ENSIETA » dans Google et qu’en tapant « ENSIETA USA » on tombait sur mon blog en première position (MAJ Janvier 2008: ce n'est plus le cas, pas la peine d'essayer). Je me vois donc dans l’obligation d’écrire quelques articles pour aider les potentiels élèves ENSIETA qui voudraient partir aux Etats-Unis en général et à Georgia Tech en particulier.  Si mon expérience pouvait aider quelques personnes motivées j’en serais ravi. Par contre, si vous ne désirez pas partir étudier à l’étranger, ce n’est pas la peine d’aller plus loin dans la lecture de cet article.

ensieta.gif

 

    Commençons par le commencement. J’étais donc élève à l’ENSIETA (SUVISTA en Breton ;-)) à Brest. En seconde année j’avais choisi l’option Ingénierie des Systèmes Mécaniques. Je voulais depuis longtemps travailler dans le secteur aéronautique.  Dans cette optique, les opportunités de la dernière année de l’ENSIETA ne me branchaient pas trop. Je savais bien que certaines options permettaient de bosser dans l’aéronautique, mais cela demeurait trop spécialisé à mon goût. De plus, je commençais à en avoir assez des études à la française. Enfin, je voulais depuis longtemps partir à l’étranger pour progresser en langues étrangères mais surtout pour faire de nouvelles découvertes culturelles. Ces trois raisons conjuguées ont fait que dès le début de la première année  j’ai cherché un échappatoire à la voie toute tracée qui nous était offerte (je cite : « devenir un ingénieur capable d'assurer, dans un environnement international, la conception et la réalisation de systèmes industriels complexes à dominante électronique, informatique, mécanique ou pyrotechnique. »). Quand les personnes du staff « relations internationales » nous ont présenté cette possibilité de partir à l’étranger à la place de la troisième année je me suis dis : « ça mon gros, c’est ta chance !». J’avais une telle envie de partir que j’ai postulé dans cinq universités : University of Cranfield en Grande Bretagne pour un Master of Science in Aircraft Design, Royal Institute of Technology à Stockholm pour un Master of Science in Aerospace Engineering, University of Texas A&M, University of Colorado at Boulder et Georgia Institute of Technology ces trois-ci pour des MSc in Aerospace Enginnering. Au final j’ai presque fait carton plein car je n’ai été refusé que par Boulder (ce qui semble bizarre puisque c’est probablement la moins côté des Universités auxquelles j’ai postulé).

universites.PNG

   
    Je vais donc essayer de faire un article sur le départ à l’étranger en général et des démarches à effectuer pour y parvenir.

 

    Première solution, la plus simple, partir à Cranfield. Cette université est située en Angleterre. Si je ne m’abuse, son niveau est moyen sauf en aéronautique où elle est reconnue au niveau international. J’ai entendu dire que les entreprises aéronautiques françaises connaissaient Cranfield et en disaient du bien. J’ai par ailleurs lu un article d’Air&Cosmos où il était fait mention de Cranfield dans la courte liste des formations aéronautiques de haut niveau en Europe, ce aux côtés de Supaéro, ENSICA, ENSMA…Si vous allez là-bas, vous partez pour un master qui durera environ un an. Le bon point est donc que cela ne rallonge pas les études. Autre point positif, vous partez avec le statut ERASMUS…donc pas de frais de scolarité. L’ENSIETA ayant un partenariat particulièrement sérieux avec cette université, les démarches sont très simple. Les seules choses à assurer sont un minimum niveau académique général et un TOEFL à 550 en seconde année. Je dirais même qu’une motivation très forte doit pouvoir compenser un niveau académique un peu moyen. Il faut aussi aller voir le « Responsable  Relations Internationales & Masters » afin qu’il vous explique où trouver le formulaire d’inscription pour Cranfield et quels papiers sont à joindre (si je me souviens bien, il faut les carnets ENSIETA, deux lettres de recommandation, en général l’une de Monsieur Le Prat l’autre d’un prof de mécanique). Après vous le remplissez vous donnez le paquet et c’est dans la poche, il n’y a plus qu’à attendre le mail fin Mai vous annonçant votre admission...

cranfield-copie-1.JPG  

    Seconde solution, KTH (Royal Institute of Technology) à Stockholm. Cette université est considérée par beaucoup comme étant la meilleure université technique en Suède. Si vous partez là bas, vous partez pour un Master de deux ans ; un an et demi d’études et six mois de PFE. Par contre, je crois qu’il est inutile de préciser que le contenu est plus large qu’à Cranfield. Une façon de comprendre les différences est de se placer dans le système français. Le Master de Cranfield est proche d’un master spécialisé alors que le master de KTH et des EU est un vrai master. Du point de vu financier, le bon point est que les études sont gratuites en Suède. Par contre la vie est beaucoup plus chère qu’en France. Il faut donc éviter de partir si l’on n’est pas capable de trouver un financement conséquent. Pour y être admis il faut un TOEFL correct (je dirais 550, par contre je ne sais pas si le TOEFL ENSIETA est accepté). Il faut envoyer un dossier avec les notes de l’ENSIETA et de prépa en français et en anglais, une lettre de motivation, un CV et quelques feuilles d’information. Par contre je ne sais pas exactement quels sont leurs critères. Tout ce que je sais c’est que j’ai été admis, que mon TOEFL était bon et que mes notes ENSIETA n’étaient pas trop catastrophiques. Là aussi la réponse arrive par email vers la début Juin.

Royal-institute-of-technology-Sweden.jpg

 

    Pour finir, un article commun pour les universités américaines. Dans l’ordre, pour la spécialité aéronautique, je dirais que Georgia Tech est la meilleure, suivie de Texas A&M et enfin Boulder. Après cela dépend des spécialités que vous voulez prendre. Si vous partez aux states, vous partez pour environ un an et demi si vous payez les frais de scolarité (ou si vous avez une bourse). Si vous ne voulez pas payer les frais de scolarité (10000$ par semestre), pas de souci, il faut demander un assistantship. Cela consiste à travailler à tiers-temps pour l’université en tant que prof ou chercheur.  Grâce à cela, les frais de scolarité sont remboursés et en plus vous touchez un salaire mensuel (il varie selon les départements, dans mon laboratoire, c’est largement suffisant pour être indépendant financièrement dans d’autres départements, c’est un peu limite). Dans ce cas, il faut compter environ deux ans pour le master. Sachez que la plupart des français se plaisent tellement qu’ils rempilent pour un PhD (doctorat).

boulder.jpg

    Par contre, pour y aller, c’est une autre paire de manches. Tout d’abord les pré-requis. Il faut un TOEFL correct (minimum 550, je conseille 580) mais pas le TOEFL ENSIETA. Il faut un TOEFL officiel. Pour cela, rendez vous sur le site d’ETS. Je vous conseille de passer le TOEFL IBT. Attention, il faut pensez à s’inscrire en avance et à le passer tôt (s’inscrire en début de seconde année et le passer avant Noël). Il faut aussi le GRE (Graduate Record Examination). C’est un examen qui vérifie vos capacités à suivre des études supérieures. Il y a trois épreuves, l’une de mathématique (très simple), l’une d’anglais et l’une de rédaction. Le problème c’est que c’est le même examen que celui que passent les américains. Le niveau d’anglais est donc relevé (personnellement, la rédaction sur la conscience dans la Société ne m’a pas beaucoup inspiré). Il faut aussi passer cet examen assez tôt et il faut penser à la préparer. Je ne sais pas trop quelles sont les notes minimales. Je dirais que pour la partie mathématique, il faut viser le 800/800, pour l’anglais le minimum est 400/800, enfin pour la rédaction, je dirais 2,5/6.

ETS-TOEFL-logo.jpg

    Après il faut une lettre de motivation, un CV, des lettres de recommandation, les carnets ENSIETA et prépa en français et en anglais et une attestation de la banques disant que vous êtes suffisamment riche. Concernant le choix des lettres de recommandation, je conseille d’en avoir une de Monsieur Le Prat, une d’un prof de votre filière, une d’une personne pouvant attester de votre motivation (par exemple, j’ai demandé une lettre au président de mon club de vol à voile), etc. Pour ce qui est des carnets, il faut les faire tamponner par une autorité compétente. Dans mon cas, toutes les photocopies portaient le tampon et la signature de Monsieur Menez. Dans le cas où vous désirez partir à Georgia Tech ou à Texas A&M, je vous conseille d’en parler à Monsieur Jochum qui y a de bons contacts. Enfin, si l’université ne connait pas l’ENSIETA, pensez à absolument envoyer un programme d’enseignement en anglais de l’ENSIETA et n’hésitez pas à rédiger une lettre expliquant le niveau de l’école, le système français, pourquoi vous avez 4,37/20 en maths en prépa, etc. Quand vous avez tous les documents, mettez-les dans une grande enveloppe et direction la poste. Vers la mi-Juin, vous recevez la réponse tant attendue. Il faudra alors penser à faire un VISA…et oui. Et là non plus, ce n’est pas une sinécure. Une seule chose, pensez à prendre votre rendez-vous très tôt.

passeport1-copie-1.jpg

         
    Je réalise que j’ai écrit une vraie tartine. Mais bon si quelqu’un m’a lu jusque là, c’est probablement que ce que ce texte va lui être utile.
Par Alexis - Publié dans : Etudes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 20:52

    
    Ce message est destiné à tous les français  qui envisagent d’étudier aux Etats-Unis, en particulier en master ou PhD à Georgia Tech. Commençons par le commencement. Comment son organisées les études supérieures aux Etats-Unis ?
 

    Après leur Lycée, qui se dit « High School », les américains entrent au « college ». Vous me direz que c’est n’importe quoi, que c’est d’abord le collège et ensuite le lycée. Mais pas aux Etats-Unis. Je ne sais pas d’où vient cette différence. Certains affirment que c’est pour marquer la régression mentale des américains à l’université, régression causée par une consommation excessive de substances psychotropes. Mais bon, mon étude n’est pas encore assez poussée pour pouvoir l’affirmer avec certitude. Continuons…après la « high school », les étudiants vont au « college ». Le college comprend quatre années d’étude. Durant la première année, les étudiants sont des « freshmen », puis ils sont « sophomores ». Enfin durant les deux dernières années, les étudiants sont « juniors » puis « seniors ». Finalement après ces quatre années (qui en fait sont plus généralement cinq années), les étudiants reçoivent leur bachelor…ils deviennent donc des Graduates (ou diplomés). Après cela, ceux qui le désirent peuvent continuer sur des « Graduate Studies ». Celles-ci comprennent généralement un master suivi par certains par un PhD (doctorat). Je tiens à préciser que le doctorat est quelque chose qui est excessivement bien considéré aux Etats-Unis. Ce n’est pas comme en France où le titulaire d’un doctorat est trop souvent considéré comme une personne trop spécialisée dans sa recherche et enfermée dans sa bulle.

graduate.gif
    Venons en maintenant à leur façon d’organiser les cours et l’année académique. Dans l’année américaine, il y a trois semestres. Mais alors, cela signifie que l’année américaine durent 18 mois puisqu’un semestre dure 6 mois. Vu que les Etats-Unis font encore parti des trois pays du monde (Etats-Unis, Libéria et Myanmar, drôle de compagnie pour la première puissance économique mondiale) à ne pas utiliser le système métrique, cela ne serait même pas choquant d’avoir des mois de 35 jours des journées de 17 heures et des secondes étant égales à la durée de 8233671471 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome d’Einsteinium à -12°R.... Non en fait, les semestres académiques américains ne sont pas vraiment égaux à 6 mois. Le premier semestre est le « Fall semester », il commence à la mi-août et fini à la mi-décembre. Le second est le « spring semester », il commence début janvier et fini à la fin Mai. Enfin le dernier semestre est le « summer semester », il commence début Juin et fini à la mi-août. Ce dernier semestre est souvent un semestre de vacances et/ou de stages en entreprise. Pour obtenir son diplôme, un étudiant doit avoir un certain nombre de « crédit hours ». Le choix est assez libre tant que l’on reste dans notre domaine de prédilection. Un semestre normal comprend environ 12 « crédit hours », le semestre d’été est moins chargé étant donné qu’il est plus court. Pour obtenir son master, une « master thesis » (petite thèse) est généralement demandée et pour obtenir un PhD, une thèse est indispensable. En tout cas ce qui fait la grosse différence par rapport aux études françaises telles que je les ai connues est le degré de liberté donné aux élèves. L’élève est libre de choisir ses cours presque comme il le souhaite. On est loin du système de l’ENSIETA, où l’élève est obligé de subir passivement les cours considérés comme étant indispensables à son avenir par des profs se croyant infiniment plus intelligents que l’élève et donc plus aptes à faire des choix à leur place.


    Finalement, venons-en au sujet tabou : l’argent. Etudier aux Etats-Unis peut être extrêmement onéreux. Mais il existe de nombreux moyens de faire baisser le coût des études. Pour les américains, la solution consiste à rester dans son Etat. Par exemple, à Georgia Tech, le semestre coûte environ 10000$ pour les habitants hors  Géorgie et 2000$ pour les habitants de Géorgie. Malheureusement, pour les étrangers, cela ne marche pas. Quelles sont alors les solutions qui existent ? Pour ceux qui étudient au « College », il n’y a malheureusement pas de solution miracle, il faut payer. Mais pour ceux qui étudient en « Graduate school », il y a les « assistantships ». Cela consiste à bosser pour l’université en tant que professeur ou chercheur. En fait, l’université nous emploie. Et maintenant, vous comprenez pourquoi les universités américaines sont mieux classées que les françaises…elles sont payées par les entreprises pour payer les étudiants qui publient des thèses intéressant ces même entreprises. Dans mon département d’« aerospace engineering », une grosse majorité des élèves profitent de cette opportunité. Ils ne payent plus que 1000 dollars par semestre et sont payés chaque mois. Au final, on est étudiant et indépendant financierement…là encore, on est loin de l’étudiant français parfois obligé de survivre grâce à l’aide de l’Etat alors que ses recherches pourraient intéresser de nombreuses entreprises (je connais d’ailleurs des entreprises françaises qui financent des thèses par des étudiants français à Georgia Tech, tout simplement car c'est plus facile). En tout cas si vous décidez de partir aux Etats-Unis, pensez à demander un assistantship et si vous n’en avez toujours pas en arrivant à l’université, contacter les professeurs du domaine qui vous intéresse, peut-être auront-ils quelque chose pour vous. Je précise toutefois que ceci est valable pour les disciplines techniques, je ne sais pas trop ce que cela donne pour les disciplines littéraires.

    J’espère que cet article donne un aperçu intéressant du système américain et  vous donne envie de tenter votre chance.

I-Want-You.jpg
Par Alexis - Publié dans : Etudes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus