Le grand-challenge
Après une semaine sans article, pour cause de travail important, me revoilà pour de nouvelles aventures. Je vais présenter ce qui sera mon projet principal cette année : le grand-challenge. C’est un projet qui commence maintenant et qui durera jusqu’à la fin Mai. Il englobe plusieurs cours et me prendra une bonne partie de mon temps. Nous avions le choix entre deux projets, l’un pour l’AIAA (American Institute of Aeronautics and Astronautics) l’autre pour la NASA (National Aeronautics and Space Administration).

Le premier choix était un projet pour l’AIAA. C’était la conception d’un UAV HALE, je traduis, un avion sans pilote capable de voler longtemps (plus de 3 jours) à très haute altitude (FL60 soit plus de 18000 mètres) dans la stratosphère. L’objectif était d’avoir un engin capable de remplacer les satellites pour l’observation mais aussi la communication ou les ballons sondes pour la météorologie. Le gros défit ici était de trouver un moyen de propulsion idoine. Un exemple d’avion se rapprochant de cet engin est le Global-Flyer de Burt Rutan. C’est en pilotant cet avion que Steve Fosset a fait le premier tour du monde en solitaire. J’en profite pour glisser un petit mot pour Steve Fosset toujours perdu dans le fin fond du Nevada…
Le second choix était un avion pour la NASA. C’est ce projet que nous avons choisi. C’est vraiment un travail d’imagination. En effet, il est censé voler en 2058. C’est réellement une perspective très lointaine, même en aéronautique. Nous devons tenir compte des éventuels progrès scientifiques et des potentielles évolutions géopolitiques. J’entends par là, de nouveaux moteurs, de nouveaux carburants, plus du tout de pétrole, nouvelles réglementations environnementales, développement du Hub to Hub (hypothèse d’Airbus)…

On veut un avion qui réponde au cahier des charges ci-dessus :
- Utilisation de pistes comprises entre 1500 et 3000ft (contre 7000ft pour l’Airbus A321, qui fait parti des petits avions de ligne actuels),
- Emport compris entre 11 et 22 tonnes (contre 19 tonnes pour l’Airbus A320),
- Importante diminution du bruit émis (pas de précision supplémentaire),
- Vitesse de croisière comprise entre mach 0,78 et 0,82.
- Opération sur les aéroports actuels (par exemple, les ailes volantes ne sont pas très pratiques),
- Utilisation de carburants alternatifs (hydrogène, biofuel…),
- Réduire l’impact environnemental général,
- Prendre en compte les normes de sécurité (de même ce n’est pas facile d’évacuer une aile volante).
En plus clair c’est un avion sûr et pas cher qui peut transporter environ 200 passagers à vitesse normale, en silence et en opérant sur de petites pistes d’aéroports pas aménagés spécialement et ce sans trop nuire à l’environnement. Le gros souci de cette étude c’est de faire un avion volant aussi vite et décollant aussi court. Le problème c’est que ces deux propositions se contredisent. En effet, dans un cas, il faut des ailes fines, dans l’autre des ailes larges… Pour le moment, le seul engin qui réponde à ce cahier des charges, c’est l’OVNI (j’ai entendu dire de source sûre, si-si je vous jure, que les ovnis pouvaient même dépasser la vitesse de la lumière !).
Maintenant l’objectif de mon équipe c’est de faire de ce rêve une réalité pour nos enfants. Je pense que c’est un sujet très intéressant même si c’est à un terme tellement lointain qu’on a plus l’impression de faire dans la science-fiction que dans l’ingénierie…mais bon on va bien se marrer. Pour le moment, afin de vous faire saliver d'envie et pour vous donner une première idée du transport du futur, je vous présente une photo d'un engin volant ne polluant pas le moins du monde, étant silencieux et enfin ne craignant ni la panne d'essence ni l'explosion, j'ai nommé le prototype C38 de l'aéroclub Pierre Herbaud.

Avertissement au lecteur : je présente ici une photo (originale, est-ce la peine de le préciser) représentant un OVNI survolant le territoire américain. Je tenais à préciser le fait que je ne suis pas impliqué de près ou de loin à cette violation du territoire américain.